Le budget des recettes
| recettes (en millions d’euros) | 2023 | 2024 | 2025 |
|---|---|---|---|
| Recettes propres | 202313,9 | 202415,3 | 202516,7 |
| Taxes dédiées | 202364,5 | 202467,4 | 20259,7 |
| État dédié | 202313,0 | 202413,5 | 202518,9 |
| Participation des communes et de l’Etat | 202371,7 | 202478,1 | 2025156,1 |
| Total des recettes | 2023163,0 | 2024174,3 | 2025201,3 |
Les recettes perçues pour l’exercice 2025
| recettes (en millions d’euros) | Budgétisé | Perçu |
|---|---|---|
| Recettes propres | Budgétisé16,7 | Perçu16,6 |
| Taxes dédiées | Budgétisé9,7 | Perçu9,7 |
| État dédié | Budgétisé18,9 | Perçu15,7 |
| Participation des communes et de l’Etat | Budgétisé156,1 | Perçu156,1 |
| Total des recettes | Budgétisé201,3 | Perçu198,1 |

Investissements
- 49 %Matériel roulant
- 10 %Bâtiment
- 2 %Matériel administratif et de formation
- 10 %Matériel d’intervention
- 29 %Matériel TIC
Description du graphique
Graphique circulaire en forme d’anneau intitulé « Investissements » présentant la répartition d’un montant total de 26,9 millions d’euros.
Le matériel roulant représente la part la plus importante avec 49 % du total. Le matériel TIC constitue 29 % des investissements. Les bâtiments représentent 10 %, le matériel d’intervention 9 % et le matériel administratif et de formation 3 %. Les différentes catégories sont représentées par des couleurs distinctes.
Recettes propres
Les prestations et services fournis par le CGDIS continuent en 2025 de générer des recettes propres issues d’un large éventail d’activités, parmi lesquelles figurent :
- Les formations et avis de prévention, qui constituent une part complémentaire des revenus, bien que marginale par rapport aux recettes globales.
- La facturation des interventions, incluant les services d’ambulance, les missions effectuées par la Luxembourg Air Rescue (LAR), ainsi que les transferts secondaires.
- Les prestations liées aux événements et manifestations, couvrant la mobilisation de ressources pour la sécurisation et l’assistance médicale lors d’événements publics et privés.
Les factures d’interventions demeurent largement prédominantes et représentent, comme les années précédentes, la part majoritaire des recettes issues de la facturation des prestations et services. Cette structure s’explique par le rôle central du CGDIS dans la gestion des urgences médicales, des secours à personnes et des interventions spécialisées, qui mobilisent des moyens opérationnels significatifs.
En 2025, l’évolution du volume d’interventions continue d’influencer directement le niveau des recettes. La demande en matière de secours préhospitaliers reste soutenue, ce qui se traduit par un niveau élevé d’interventions d’ambulance. Les missions effectuées en coopération avec la Luxembourg Air Rescue (LAR) demeurent également un facteur déterminant dans la dynamique des recettes, notamment pour les interventions nécessitant des moyens spécialisés.
Outre la facturation des prestations opérationnelles, d’autres sources de financement complètent les recettes du CGDIS, notamment :
- La vente d’actifs dans le cadre du renouvellement et du déclassement de matériel ou d’équipements arrivés en fin de cycle ;
- Les subventions et dons, contribuant au financement de projets spécifiques ou d’initiatives ciblées ;
- D’autres produits similaires, résultant d’activités annexes ou de financements ponctuels.
Les recettes issues des formations, bien que représentant une part plus limitée dans la structure globale des revenus, s’inscrivent dans une dynamique stable. L’organisation régulière de formations opérationnelles et de prévention contribue non seulement au développement des compétences, mais également à la sensibilisation accrue aux enjeux de la sécurité civile.
Dans une perspective de gestion financière prudente et optimisée, le CGDIS poursuit par ailleurs une stratégie active de gestion de trésorerie. Le placement ciblé de disponibilités sur des comptes adaptés permet de générer des produits financiers complémentaires, contribuant ainsi à renforcer l’équilibre global des recettes.
Dans leur ensemble, les recettes propres du CGDIS en 2025 traduisent la corrélation étroite entre l’activité opérationnelle, la gestion efficiente des ressources et la diversification mesurée des sources de financement.
Taxes dédiées
Les taxes dédiées au financement du CGDIS se composent désormais principalement de la participation au produit de la taxe sur les assurances automobiles, un impôt spécial à la charge des assureurs visant à soutenir le financement des services de secours.
Cette participation constitue une ressource non-négligeabée pour le financement structurel du CGDIS, en lien direct avec le principe de solidarité assurantielle contribuant au maintien d’un dispositif national de secours performant et disponible en permanence.
En 2025, les recettes issues de cet impôt spécial ont évolué en fonction de la dynamique du marché des assurances et des paramètres économiques influençant les primes d’assurance. Comme les années précédentes, ces recettes peuvent présenter des écarts par rapport aux estimations budgétaires initiales, en fonction de l’évolution effective de l’assiette taxable.
Dans l’ensemble, cette source de financement demeure un pilier important du modèle de financement du CGDIS, contribuant à garantir la stabilité budgétaire nécessaire à l’accomplissement de ses missions de sécurité civile.
Etat dédié
Les contributions spécifiques sont destinées à couvrir les dépenses prises en charge exclusivement par l’État. Elles jouent un rôle essentiel dans le financement de plusieurs volets stratégiques, garantissant ainsi le bon fonctionnement et l’efficacité des services d’urgence et de secours en 2025.
Ces fonds permettent notamment de financer :
- Le fonctionnement du SAMU, service essentiel assurant la prise en charge rapide des urgences médicales et la coordination des secours préhospitaliers ;
- Les frais opérationnels des pompiers de l’aéroport, indispensables au maintien d’un niveau de sécurité élevé en cas d’incident aéroportuaire;
- Le fonctionnement et le développement du Rescue Sub-Center, contribuant au renforcement de la couverture territoriale et à l’amélioration de la réactivité opérationnelle par une implantation optimisée des ressources.
En outre, ces contributions peuvent être ajustées ou réaffectées en fonction des priorités stratégiques et des besoins émergents, garantissant ainsi un financement flexible et adapté à l’évolution constante des exigences en matière de sécurité civile et de secours.
La participation des communes et de l’Etat
L’État et les communes prennent en charge le solde du financement du CGDIS, correspondant à la différence entre les dépenses totales et les recettes propres, les taxes dédiées, ainsi que la part exclusivement à la charge de l’État.
Contribution obligatoire = Dépenses totales – Recettes propres – Taxes dédiées – Contributions spécifiques
Suite à une adaptation du modèle de financement du CGDIS, la contribution issue du produit de la TVA, auparavant identifiée séparément et allouée spécifiquement au profit du CGDIS, est désormais intégrée dans la participation des communes.
Ainsi, la quote-part de 50 % assumée par les communes se compose :
- de la participation directe de l’ensemble des communes ;
- ainsi que la recette issue du produit de la TVA.
La contribution obligatoire demeure répartie de manière équitable entre les deux entités :
- 50 % pris en charge par l’État ;
- 50 % assumés collectivement par l’ensemble des communes (incluant la part issue de la TVA).
Ce principe de répartition équilibrée garantit une responsabilité partagée entre l’État et les collectivités locales, assurant un financement stable et pérenne du CGDIS. Cette approche renforce la solidarité institutionnelle et favorise une implication conjointe des acteurs publics dans le développement, l’amélioration et le maintien d’un service de secours performant et efficace au service de la population.
